125 . Un peu de courage Mme Jaouen !
"Je suis tout à fait disposée à organiser le Service minimum d’accueil mais lorsque le personnel communal participe lui aussi à un mouvement social, je suis tout simplement dans l’impossibilité matérielle d’assurer cet accueil".
C’est ce qu’explique aujourd’hui Elvira Jaouën, maire de Courdimanche, sur le site internet de la ville pour tenter de se justifier et d’échapper aux sanctions prévue par la loi. Mme la Maire nous ferait presque pleurer.
Le problème, c’est qu’en Conseil municipal, en juin 2008, à la question que je lui posais " comptez vous pérenniser la décision que nous avions prise de faire bénéficier les familles de la garde gratuite des enfants, le jour de grève ?" Elle déclarait fermement "qu'elle ne renouvellerait pas cette mesure".
Aujourd’hui, les préfets ont engagé des actions de justice contre les maires récalcitrants. Le tribunal administratif jugeant sa décision illégale, a d’ailleurs ordonné à M. Delanoé (maire de Paris) de lui transmettre une liste des personnes susceptibles d’assurer le service minimum. J’ai moi-même saisi le Préfet du Val d’Oise pour qu’il engage une action similaire à l’encontre du Maire de Courdimanche.
Car pourquoi ce qui était possible à Mme Hervé (j’ai déjà mis en place un tel service d’accueil) ne le serait pas pour Mme Jaouen ? Volonté délibérée d’ignorer la loi par idéologie ? Les courdimanchois se posent la question.
Que Mme la Maire de Courdimanche soit opposée au principe d’accueil des enfants les jours de grève des enseignants, c’est entièrement son droit et je n’ai rien à lui reprocher sur ce point. Mais qu'elle prenne comme argument "l’impossibilité matérielle d’assurer cet accueil" est tout simplement scandaleux.
Comment se fait t-il que l'accueil ait toujours été assuré jusqu'à mars 2008 ? Pourquoi le personnel fait-il plus grêve aujourd'hui ? Pourquoi n'est-il pas satisfait ? Chacun se le demande. Y aurait t'il des problèmes à la Mairie ?
Monique Hervé