190 . Nous sommes embarqués sur le même bateau...

Publié le par Monique Hervé


C'est difficile de vivre ensemble. On le voit tous les jours. Cela doit changer.
Ces dernières années nous constatons une recrudescence de dispositifs anti-sans abris apparaître dans les villes. Toute cela participe à la dégradation de l'identité des villes. 


Soit-disant sous couvert de raisons toute aussi louables les unes que les autres, nous voyons apparaître dans les villes des systèmes pour écarter ces personnes et les empêcher de pouvoir se reposer ou s'allonger (barrières, garage à vélos, spray de mauvaise odeur, et spray répulsifs, bancs hérissés de picots, chaises au lieu de bancs, robinets extérieurs enlevés...).

On ne peut accepter de telles stratégies pour éloigner les SDF qui sont des hommes comme nous tous.

On ne doit pas s'habituer à ceci car il s'agit purement et simplement de chasser sans impunité et sans aucun reproche moral de la société, des hommes comme nous tous. Ce n'est absolument pas normal et c'est immoral. 

Dans d'autres temps on chassait des catégories entières de population : les personnes malades de la lèpre, les personnes de religion juives, etc. On sait où cette discrimination a mené et mène. On doit considérer dès aujourd'hui la mise en place de tous ces dispositifs comme de la discrimination sociale illégale. 

Le racisme social existe donc. Pour autant tout le monde s'est habitué à ces fonctionnements. Pour ne pas vivre ensemble, on donne des raisons pragmatiques à des faits qui sont simplement du mépris social et qui devrait être considérés comme inacceptables. 

Notre civilisation  a été capable de grandir en refusant des choses éthiquement inacceptables. Comment peut-on aujourd'hui trouver normal ces stratégies inhumaines. 

C'est bien évidemment difficile de vivre ensemble. Mais il s'agit là aujourd'hui de savoir quel avenir on veut donner à notre société. Veut-on une société où chacun se regarde avec méfiance et est prêt à faire la guerre pour défendre son territoire ou veut-on une société où le soutien, le partage et l'amour sont le moteur qui fera changer le monde. Notre monde de demain, le monde de nos enfants.

Les solutions. Construire de nouveaux centres d'hébergements et d'accompagnements. Car ces sans abris ont du mal à vivre dans des logements. Peu de réinsertions sont réussies car ils ont pris l'habitude d'être dehors et de vivre avec des normes que nous ne comprenons parfois pas, mais qui leur permettent simplement de survivre. 


Monique Hervé 






 

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Publié dans action sociale

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