223 . Objectif zéro emprunt en 2010 en janvier 2010 : Voté en conseil muncipal 2 emprunts pour 1 800 000 euros

Publié le par Monique Hervé

 La réduction de la dette publique par la négociation et la signature de  nouveaux contrats de prêts a été présentée au vote du Conseil Muncipal du 8.04.2010.

 

Tout et n’importe quoi ayant été dit sur les finances de Courdimanche et sur la dette publique, je souhaite apporter quelques éclaircissements pour les Courdimanchois.  Un emprunt a été réalisé fin 2006 de 2 480 000 euros.

Aujourd'hui les recettes provenant de la vente de  biens communaux depuis deux ans, s'élèvent à 1 524 000 euros et bientôt à  2 124 000 (au minimum) euros grâce à la vente du  terrains des Alouettes.

Si les recettes diverses réalisées depuis mars 2008 avaient été utilisées pour rembourser la dette, (voir ci-dessus) comme nous l'avions prévu, la dette moyenne par habitant à ce jour serait de 155 euros.

Dans quelques mois  elle aurait pu être 59 euros. Mais Mme Jaouen a décidé d'emprunter à nouveau !!! contrairement à ce qui a été écrit il y a 4 mois dans l'article sur le budget communal de janvier 2010.

Je reviendrai sur ce point dans un prochain article.

 

Vous trouverez ci-après mon intervention au conseil municipal du 8 avril 

 

"Fin 2006, un emprunt de  2 480 000 euros pourquoi  ?

Acquérir la ferme Cavan, (patrimoine historique de la ville)

la maison Leroy, (pour réaliser un parking près le la place du village pour favoriser l'activité des commerçants)

la maison en angle sur la place Claire Girard (prévue pour un commerce),

les terrains en entrée de ville côté Boisemont, (pour réhabiliter ce lieu servant de décharge)

le terrain en entrée de ville côté Bld Sainte Apolline, (pour y construire des maisons)

un terrain en limite de Menucourt, en entrée de ville côté Courdimanche, qui  souhaitait l’acquérir, (sans raison connue)

un terrain sur le secteur de la Touffe (pour le centre technique municipal),

un terrain à côté du Foyer Rural.

L’achat de diverses petites parcelles clairsemées sur Courdimanche détenues par l’état,

et enfin la renégociation d’emprunts à des taux alors élevés (plus de 5 % voire 6 %)

 

Une somme aujourd'hui d'ores et déjà récupérée en partie par Mme Jaouen pour un montant de 1 524 000 euros sur la vente de certains biens. Restent donc 966 000 euros. Soient 155.81 euros dans l'absolu de dette par habitant...! Mais cela n'est malheureusement pas le cas, car Mme jaouen n'a pas remboursé cette somme.

Est-ce cela des finances délicates ?


Vous le voyez donc un certain nombre d’acquisitions pour ce prêt de 2 580 000 euros jamais évoquées par Mme Jaouen, bien au contraire." ...

Mesdames et messieurs les Courdimanchois en avez vous été informés ?

Encore une fois l'art et la manière de manipuler les faits.

 

"Encore une fois au cours du Conseil du 8 avril Mme Jaouen ne vous dira rien des éléments cités ci dessus et de ceux ci-après.


..."Ce soir encore, lors du Conseil municipal, dans la délibération  c'est encore une nouvelle fois le cas. Il semblerait que Mme Jaouen ne connaisse pas encore tous ses  dossiers.

 

En tout état de cause il était prévu comme le fait aujourd’hui Mme Jaouen de revendre rapidement certains de ces bâtiments et rembourser ainsi l’emprunt, comme cela est proposé aujourd’hui par l'équipe en place."...

Bien évidemment pas dans une situation économique et immobilière de crise

 

..."La décision prise par le maire de l’époque, Alain Lahaye, et validée par le Conseil municipal d’acquérir notamment la ferme Cavan  visait à maintenir le bâtiment, un des plus emblématiques de la ville, dont certaines parties datent des années  1700, dans le patrimoine communal pour, je le souligne, le préserver de promoteurs susceptibles de le dénaturer.

 

Le bâtiment devant être utilisé pour améliorer la qualité de vie de la population (logements pour les anciens, ou installation de l’école André Parrain et d’un petit centre de loisirs ou encore aménagement de commerces et de logements pour les anciens et les jeunes). La revente de la ferme pour réaliser l’opération finalement choisie devait rembourser à minima le coût d’achat de la ferme. De plus nous avions dans ce cas  la garantie du maintien de l’ intégrité architecturale que chacun des courdimanchois souhaitait.

 

Ces différentes solutions ayant obtenu l’agrément des élus, encore fallait-il satisfaire, en premier lieu aux recherches archéologiques ce que nous avons fait et étudier la faisabilité de l’installation éventuelle de l’école dans cet espace avec les équipes de la communauté d’agglomération. Ce qui a paru à celles-ci difficile et onéreux.

 

Cette solution a donc vite été abandonnée en concertation avec les équipes éducatives et les parents d’élèves, au profit du maintien de l’école rue André Parrain, après intégration de 2 classes supplémentaires, création d’un vrai réfectoire et de salles d’accueil post et péri scolaire, et une réfection de l'ancien batiment. La décision a été annoncée à la population bien avant les élections municipales de 2008. Le choix d’amènagement de la ferme s’est ensuite porté sur la création de logements pour les anciens  et les jeunes.

 

Eut-il fallut laisser partir cette ferme, morceau du patrimoine de notre ville ? A la question posée, la réponse a été unanimement : non !

 

L’emprunt nécessaire à l’acquisition du bâtiment a été souscrit aux  meilleures conditions de l’époque à taux fixe. La crise économique et financière qui a suivi nous a donné raison.

 

Dans l’attente des projets définitifs sur le devenir de la ferme Cavan, l’ancien Centre technique municipal a été transféré à la ferme Cavan. L'ancien bâtiment de ce centre technqiue devenu vide a ensuite été  vendu pour 180 000 €, si je me le rappelle bien. Cela permettait aux riverains de celui-ci de ne plus être gênés par les nuisances occasionnées par les allées et venues. La ferme Cavan étant utilisée comme nouveau centre technique municipal (dans l’attente de la construction de celui prévu dans le quartier de la Touffe). Une subvention de 545 000 euros a été obtenue.

 

L’emprunt a permis également d’acquérir la propriété Leroy (proche de la place Claire Girard), qui devait permettre la réalisation, sur une partie de la parcelle, d’un parking dans un secteur de la ville où les places de stationnement font toujours cruellement défaut. Le remembrement de la parcelle a été réalisé ainsi que les parkings. La maison a été mise en location pour une somme de 1100 euros par mois (soit 13 100 euros par an en prévision) ce qui permettait sur 2 ans de se rembourser les frais de réalisation de parking, puis ultérieurement de revendre cette maison. Mme Jaouen a choisi de vendre dès son élection la maison Leroy à une somme inférieure au coût d’achat et ce en pleine crise économique. La vente de la maison Leroy n’a donc rapporté que 224 000  euros à la commune.

 

L’emprunt a permis d’acquérir les terrains d’entrée de ville côté Boisement pour avoir enfin une entrée de ville digne de ce nom. Ces terrains ont durant des années servi de décharge. Nous les avons acquis pour environ 90 000 €. Leur revente lancée lors de notre mandature et finalisée par Mme Jaouen a permis d’obtenir 350 000 euros, ce qui soit dit en passant suffit à décrédibiliser les allégations de Mme le Maire sur la gestion financière de son prédécesseur.

 

La maison Maresquet (rue Fleury) donnée à la ville lors du mandat de M. Marseille a été revendue pour un montant de 225 000 euros et a permis d’obtenir là encore une somme conséquente.

 

Première conclusion, à ce jour, une somme totale de 1 524 000 euros a déjà été récupérée sur la vente de certains des biens acquis par vos  prédécesseurrs Mme Jaouen.  

De nombreuses villes seraient heureuses d'êtres dans cette situation. Ceci  permet, vous permet, sans complexe aucun, de vous auto-féliciter sur les finances assainies de la ville grâce à votre soi-disant action.

 

Resterait donc 966 000 euros à trouver pour rembourser l'emprunt de 2 480 000 euros. Qu’à cela ne tienne.

 

Pour l’avenir, Mme Jaouen vendra comme elle nous en informe dès ce soir les propriétés foncières sur lesquelles devaient être construites la maison médicalisée et le centre culturel, ainsi que le terrain du Clos des alouettes. Opérations financières « juteuses » dont elle ne manquera vraisemblablement pas de s'attribuer le bénéfice omettant de signaler que les biens étaient déjà là à son arrivée et qu'ils avaient été acquis, tant par Monsieur Marseille, que par Alain Lahaye ou moi-même, pour réaliser des projets destinés à valoriser la commune. Elle nous le dit ce soir une partie du produit de la vente lui rapportera 600 000 euros. Mais le montant réel de la vente sera bien plus élevé.

 

Si je compte bien nous en sommes très bientôt rendu  à 2 124 000 euros de recettes pour la vente des biens de la ville.

Soit une dette par habitant de 59 euros. De nombreuses villes seraient heureuses de se trouver dans cette situation financière, déclarée injustement et d'une façon calomnieuse délicates.

Et cela n’est pas fini car nous disposons encore de terrains, et de bâtiments… Madame Jaouen a encore de la marge. Elle pourra encore plus se glorifier d’avoir assainie les finances de la ville au détriment des réserves de la ville.

 

Tous ces biens garantissaient la santé financière de la ville. Je vous laisse juge. Etait-il de bonne gestion de vendre ces biens en période de crise économique et immobilière, donc à moindre coût.

 

Alors cela suffit Mme Jaouen. Vous devriez féliciter les maires avisés qui vous ont précédés d’avoir fait preuve d’anticipation, de dynamisme et d’avoir joué au monopoly « comme vous l’avez dit à l’envi d’une façon méprisante », plutôt que de stigmatiser leur action.

 

Si vous aviez en son temps été en charge de la commune aucun de ces biens n’aurait été acquis puisque vous avez toujours voté contre leur achat. Je me demande comment vous feriez aujourd’hui. Aucun investissement n'aurait été réalisé.

 

Par ailleurs, chacun sait que si la situation financière de la ville avait été aussi mauvaise que ce que vous avez prétendu, le Préfet n'aurait pas manqué de mettre la ville sous tutelle. Situation vécue par la ville de Pontoise il y a quelques années sous une mandature socialiste et qui guette nos voisins de Seine Saint-Denis, département déclaré en situation de faillite et présidé, comme par hasard lui aussi, par un élu socialiste : M. Bartolone.                           

 

Je m’élève vivement contre ce qui a été dit à maintes reprises depuis mars 2008 sur l’état des finances de la ville, et vous sera redit certainement ce soir à nouveauMesdames et Messieurs les Courdimanchois par Mme Jaouen. Non les finances de courdimanche n’étaient pas délicates (d’ailleurs je vous le demande savez-vous ce que cela veut dire exactement ?). Non la ville n’était pas en faillite . Non la ville n’a pas été mise sous tutelle. Et non elle n’avait pas d’emprunts dits toxiques, contrairement à    nombre de villes en France.

 

+ 444 000 euros au compte administratif de 2007.

 

La renégociation d’un emprunt est chose normale surtout dans une période où en raison de la situation économique, les taux sont plus intéressants qu'il y a quelques années. C'est ce qui s'appelle gérer activement une dette, c’est ce que nous avons fait, c'est ce qui était prévu, je le répète dès 2004. Mme Jaouen en prend exemple puisque c’est ce qu’elle nous propose, de même, de faire ce soir.

 

Mme Jaouen, l'annonce de cette opération aurait pu se faire simplement, sans polémique aucune. Mais fidèle à votre ligne de conduite et empêtrée dans vos  contradictions vous vous êtes laissée entraîner dans une surenchère de désinformation, de mensonges et de diffamation. Une méthode qui n'honore pas ceux qui y recourent. Arrêtez de répéter à l’envi que vous avez une politique budgétaire dynamique et rigoureuse alors qu’en réalité vous avez, comme je le prévoyais et l’ai indiqué en Conseil municipal à plusieurs reprises, et ce dès juin 2008, simplement vendu les biens acquis par les équipes précédentes qui avaient elles une réelle politique budgétaire active, ambitieuse, dynamique et réfléchie.

 

En conclusion, vous faites aujourd’hui la démonstration d’une part que j’avais raison lorsque je vous indiquais que vous disposiez d’un matelas financier important grâce aux acquisitions que vos prédécesseurs avaient effectuées et que d’autre part  les finances de la ville étaient saines.

 

Je rajoutais lors de certains conseils municipaux depuis 2 ans que vous n’hésiteriez pas à vendre ce patrimoine, ce que vous faites depuis votre élection, et ce en n’ayant aucun scrupule à dire que vous avez engagé une politique budgétaire dynamique et rigoureuse, alors même que vous ne vous contentez, principalement, que de vendre les biens communaux.

 

Nous verrons comment vous gérerez les finances de la commune lorsque vous n’aurez plus rien à vendre. Je parie que vous emprunterez… et que vous augmenterez les impôts. Nous aurons l’occasion d’en reparler."

 

Ainsi, malgré toutes ses ventes... Mme Jaouen ne remboursera pas l'intégralité de la dette, elle ne va rembourser que 672 625.57 euros immédiatement.

De plus, elle va emprunter 1 800 000 euros à travers deux prêts qu'elle va contracter auprès de la caisse d'épargne, l'un de 600 000 euros sur une durée de 1 an, le second de  1 200 000 fera l'objet d'un prêt contracté sur 15 ans à taux fixe . 

 

Pour quelle raison alors qu'elle disposera d'ici peu, comme je vous l'ai démontré d'ores et déjà, au minimum  2 154 000 euros.

 

Mesdames et Messieurs les Courdimanchois, comprenez vous quelque chose à tout cela ?

 


Monique Hervé

 

 

 

 

 

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Publié dans Finances

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