De vrais réponses aux questions de sécurité routière - ça coince
Circulation et sécurité routière : Un traitement chaotique du problème à Courdimanche, avec des décisions qui semblent sans rapport avec la réalité des usagers.
La place de l’automobile est une préoccupation constante à Courdimanche, comme dans de nombreuses villes de France.
Les courdimanchois sont particulièrement préoccupés par les questions de sécurité routière. Régulièrement ils manifestent leur inquiétude sur la dangerosité d’axes routiers fréquentés par les enfants, les seniors ou par les personnes à mobilité réduites.
Pour y répondre, un certain nombre de mesures de sécurisation des voieries de la ville ont été mises en œuvre entre 2004 et 2007 :
Rétrécissement de voies (Bd de la Crête, RD 22, réalisation de plateaux surélevés au village et à proximité du collège, installation de feux tricolores sur le Bd Sainte Apolline, d’une zone de vitesse limitée à 30 km/h au village, aménagements des carrefours et des bas côtés sur la totalité de la RD 22 jusqu’à Boisemont, sur la V51, et la V88, réalisation de « déposes minute » devant chacune des écoles, aménagement de l’accès au cimetière, sécurisation de la rue du Vexin, création de 2 kms de circulation douces, de pistes cyclables etc. et la mise ne œuvre du permis à point avec la gendarme rie pour sensibiliser les enfants des écoles à la sécurité routière.
Autant de mesures murement réfléchies, concrètes, qui ont depuis fait leurs preuves et qui n’ont, jusqu’à aujourd’hui tout du moins, pas été remises en cause.
Depuis deux ans et demi, seuls quelques plots en plastique ont été installés rue du Trou Tonnerre et au village. C’est bien peu au regard de ce qui aurait pu être entrepris.
Vous proposez au Conseil muncipal l’installation d’un système de contrôle automatique de franchissement de feux tricolore au carrefour du boulevard d’Erkrath et de la rue du Fief à Cavan en limite de Cergy.
Tout ce qui peut contribuer à améliorer la sécurité de chacun va bien évidemment dans le bon sens, mais cette décision soulève plusieurs questions :
- En premier celle de l’utilité d’un tel équipement et de son emplacement. Pourquoi installer un tel équipement ? Cela répond t-il à une demande de la population ? Si tel est le cas, dans quel cadre, et par combien de personnes ? Pourquoi l’installer à cet endroit alors qu’une installation dans d’autres secteurs de la ville (village, Bd Sainte Apolline ou Bd des Chasseurs par exemples) serait plus judicieuse ?
- En deuxième celle de la bonne utilisation des fonds publiques. Le budget consacré à l’installation de cet équipement n’aurait il pas été mieux employé à la réalisation de véritables équipements de sécurité ? Sauf à considérer qu’un retour sur investissement est attendu (sous forme d’amendes).
- Et enfin, celle de la prise de décision ? Tout le monde a bien compris qu’elle est communautaire et que Courdimanche n’a pas eu une voie prépondérante au chapitre, mais pourquoi ne pas avoir organisé une concertation digne de ce nom, tel que cela se pratique dans bon nombre de communes, en interrogeant la population et l’ensemble des élus, élus minoritaires y compris naturellement ?
Jusqu’à aujourd’hui, les politiques menées par les municipalités qui s’étaient succédées avaient privilégié la réalisation d’équipements adaptés, la prévention et l’éducation. Il est regrettable que le « tout répressif » les aient supplantés. C’est votre choix. C’est le choix du Président de la Communauté d’agglomération.
L’accroissement du nombre de véhicules de 2 à 3 % par an oblige les élus locaux à anticiper les risques et à évaluer les axes ou carrefours qui sont dangereux ou seront accidentogènes dans l’avenir.
Les courdimanchois n’attendent pas des décisions prises au niveau de la communauté d’agglomération, sur un secteur en limite de leur ville, les courdimanchois n’attendent pas un traitement chaotique et irréfléchi du dossier de la sécurité routière sans lien réel avec leurs besoins.
Les courdimanchois attendent de leur élus locaux de vraies réponses aux difficultés présentes. Les courdimanchois attendent que leurs élus locaux travaillent à résoudre les problèmes d’aujourd’hui sur les axes sensibles et dangereux de la villes. Les courdimanchois attendent de leur élus locaux qu’ils anticipent l’évolution de la circulation et des mode de vie des habitants.
Pour cette raison mais également par ce que votre projet est sans rapport avec la réalité et les besoins des usagers, j'ai voté contre l’installation de ce système de contrôle.
Monique Hervé